L’histoire de l’histoire qui parle au coeur

Comme presque un million de personnes, j’ai vu le film Demain. Sur le tard car, par deux fois, la salle était sold out. Un gros succès, visiblement. Tout le monde en parlait. Alors moi aussi. On voulait lancer un potager collectif au bureau, j’opinais quand on parlait de permaculture avant même de savoir ce que c’était vraiment. Et puis enfin, je sors du ciné, je suis venue, j’ai vu, j’ai compris.

J’ai compris que ce monde qu’on croyait être une espèce de dinosaure, lourd comme la pierre et lent comme l’administration était en fait plus comme une fourmilière. Que certains s’activaient et avaient déjà fait le pas qu’on nous conscientise à faire depuis des années. Ils agissent à leur échelle. Ce concept m’a toujours semblé grandiose mais tellement flou. Ce film a mis des visages communs et célèbres autour d’un même dessein. Je suis sortie du ciné avec une checklist de choses à faire, et soudain mon échelle n’était plus si floue que ça.

Ce moment a coïncidé avec la fin de la lecture d’un livre d’Albert Jacquard, qui s’adresse à son arrière-petit enfant, adolescent en 2025. On n’est pas en 2025 et je ne suis plus ado. Mais ce grand-père m’a remise à ma place, m’a posé des questions. Il a écrit:

« Il est temps de s’interroger sur la finalité de la vie en commun. »

En effet, il est temps. Alors une fois ce livre achevé, j’ai entamé le livre Demain, tiré du film, parce la boulimie m’a pris. Je n’avais pas eu assez avec le film, je voulais plus d’exemples, plus d’espoir et plus d’inspiration. À la page 66, j’ai lu ceci:

« Par la suite, chacune de ces soixante personnes s’est mise à raconter cette histoire et ses propres histoires, partout. Car c’est ce que nous savons faire le mieux, raconter des histoires. C’est ce qui parle au coeur, c’est ce qui fait la différence… »

Et comme je chéris les histoires, ça m’a paru une évidence d’écrire ce soir. Je n’ai pas encore achevé ma lecture. Mais j’ai une liste de quelques films à regarder, pour continuer d’élargir la brèche que j’ai ouverte il y a peu. Celle qui m’invite à changer mon point de vue mais aussi mes interactions avec les gens qui m’entourent, mes actions au quotidien, celle qui m’encourage à chercher les pourquoi qui m’animent et les causes que je veux défendre.

J’ai regardé aujourd’hui le documentaire « En quête de sens » et je me suis demandé pourquoi un million de personnes ne l’avaient pas vu. Puis je me suis dit qu’il n’était pas réalisé par Mélanie Laurent, qu’il était moins bien marketé. Pas de chance pour lui, pas de chance pour nous. Car on a besoin d’enfoncer le clou pour opérer un véritable changement.

J’ai aussi lu ceci:

CalvinandHobbes - I say if your knees aren't green by the end of the day, you ought to seriously re-examine your life

Et cet humour léger a fait sens. Et une pièce supplémentaire venait agrandir le puzzle. Et j’ai lu aussi ceci sur un blog:

« Chaque moment est le bon moment. »

Et j’ai applaudis dans ma tête, parce oui, c’est le bon moment, parce que tout s’enchaîne et tout s’emboîte, parce que c’est le meilleur moment pour entreprendre, parce que tout fait sens et parce que, comme l’a dit Victor Hugo, rien ne peut arrêter une idée dont l’heure est venue.

 

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Une réflexion au sujet de « L’histoire de l’histoire qui parle au coeur »

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