Défi-brille en société

2014, une nouvelle année. Oui, on est le 24, c’est pas une grande nouvelle. Mais c’est mon intro. Parce que dans le pot de bonnes résolutions, le hasard (ou une force supérieure plutôt comique) a voulu que je pioche celle-ci:

« Laissez l’artiste qui sommeille en vous s’exprimer -et l’absence de « talent » n’est pas une excuse, faites n’importe quoi, mais faites quelque chose. Pour vous. »

Bon, ça tombait plutôt à pic puisque j’avais reçu un chevalet et du matos de peinture et de dessin à Noël, que j’avais un jeu de société qui n’attendait qu’un éditeur enchanté, une ébauche de roman en standby au second chapitre et un blog à faire vivre. Comme j’ai dit, on est le 24 et j’ai pas encore vraiment créé. Mais il me reste 341 jours pour ça. Donc, en attendant, j’ai fait une enquête.

Pas dans le genre policière avec un meurtre à résoudre. Quoique. Ca portait sur les défibrillateurs. « Des quoi que vous avez dit? » Des défibrillateurs. Ce sont des appareils qui servent à la réanimation en cas de malaise cardiaque. « Ah! ça ». Oui, ça. Et ben, c’est obligatoire dans toutes les infrastructures sportives depuis le passage à l’an nouveau. (Ahah! Mon intro se justifie… un peu, ok) Du coup, je me suis dit: « Didju! Voilà une idée de reportage, tiens. Je vais contacter toutes les infrastructures sportives à Huy-Waremme et en faire une double page dans le journal et m’éclater en infographies. » Wah! Super idée! À quelques moments entre de rudes étapes de mon marathon des fêtes, j’ai réussi -ou non- à joindre des responsables de clubs sportifs, des gestionnaires d’infrastructures et des échevins. « Bonjour, j’appelle pour savoir si votre infrastructure est équipée d’un défibrillateur. »

« Non, madame, ici, on n’a que des sportifs en bonne santé. »

HA OK. T’as fumé du radium ou bien? Bon soit, après un mois d’appels vains jusqu’à ce qu’ils ne le soient plus, j’ai une, glups, jolie facture de téléphone de 65€, soit un dépassement de 53€. Mais Base est gentil, maintenant, ils vont m’envoyer un sms quand j’explose mon forfait. Merci.

Le 18 janvier, la double page paraît enfin, après que ce soient finalement les données collectées qui m’aient éclaté jusque bien tard le soir du 15. Alors, j’ai ouvert mon journal, contemplé ma pano, évité de penser au rapport investissement/retour financier et me suis consolée avec le fait que mon enquête a éveillé l’intérêt de quelques clubs/gestionnaires d’infrastructures et que l’intérêt public est déjà un beau retour sur investissement.

Puis, j’ai passé un entretien d’embauche dans une commune. Voilà qu’on me dit que je suis « bien connue dans la région ». Ha tiens, attendez, Monsieur le bourgmestre, je desserre mon foulard, j’ai le cou qui gonfle. Et dites, engagez-moi tant qu’on y est. En plus, j’ai vu que vous aviez un défibrillateur dans le hall d’entrée.

>Pour voir l’article web de L’Avenir consacré à ces défibrillateurs, c’est ici!

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3 réflexions au sujet de « Défi-brille en société »

  1. Ping : Dafalgan anagramme | Visions d'Auré

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